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Semaines des Égalités 2026 : les brèves quotidiennes de nos Journalistes en herbe

Chaque jour, suivez l’actualité des Semaines des Égalités racontée par nos jeunes reporters des classes de CE1E et de CM2J au gré de leurs rencontres avec différents intervenants et intervenantes, associations, ONG… Un grand merci à Solène CHICHERY et Aliénor PIETRZYKOWSKI, co-rédactrices, qui accompagnent quotidiennement nos journalistes en herbe.


Vendredi 20 mars
Exposition antisexisme
Pour clôturer ce dernier jour des Semaines des égalités, nous sommes allés voir l’exposition antisexisme. Le sexisme est une façon de penser injuste qui considère que les filles et les garçons ne méritent pas les mêmes droits ou ne sont pas égaux, la plupart du temps en se basant sur des préjugés. Souvent, les gens pensent que certaines activités ou certains goûts sont réservés seulement aux filles ou seulement aux garçons. À cause des stéréotypes, on peut penser que les filles aiment le rose et les garçons le bleu. Qui a dit que ces couleurs n’étaient réservées qu’à un seul genre ? Nous avons vu que les garçons peuvent aimer les fleurs, les paillettes, les robes, se maquiller, pleurer et s’occuper des bébés. Les filles peuvent se battre, partir à la guerre, être pirate, aimer le foot, jouer aux jeux vidéo, avoir des poils, avoir les cheveux courts et être astronautes.
Dans l’ensemble, rien ne nous paraissait bizarre même si certaines choses nous ont surpris. Pour certains, une femme pirate ou une femme qui va à la guerre c’est un peu bizarre car on n’en voit pas ou très peu dans les films. Pour d’autres, on ne savait pas qu’il était possible d’aimer les garçons et les filles. Grâce aux affiches, nous avons appris que plein de célébrités faisaient des choses qu’on ne pensait pas. Tom Holland fait de la danse classique, Arthur Rimbaud aimait les garçons et Lady Gaga aime les filles et les garçons.
Les hommes et les femmes ont les mêmes droits et peuvent aimer ce qu’ils veulent sans avoir l’avis des autres. Ce qui compte, c’est que ça nous plaise à nous.
Alejo et Maxime (CE1E) et Ignacio, Daniel et Martin (CM2J)

Jeudi 19 mars
Ana Landa
Ce matin, Ana est venue nous parler de la diversité et de l’égalité. Elle a illustré le concept de diversité en nous demandant ce qu’on aimait ou pas (le chocolat, les jeux vidéos, les mathématiques…) et que cela était une question de variété. La diversité est donc l’idée que chaque personne est unique et spéciale, avec sa propre apparence, ses goûts, sa culture et ses capacités. Nous sommes à la fois similaires et uniques ce qui veut dire que nous sommes tous égaux mais différents dans nos goûts.
Malheureusement, l’égalité n’a pas toujours existé. Dès l’Antiquité, les femmes n’avaient pas les mêmes droits que les hommes. Il a fallu attendre des centaines d’années avant que les femmes puissent avoir les mêmes droits. En Espagne, les femmes ont dû attendre 1931 pour obtenir le droit de vote et en France, elles ont dû attendre jusqu’en 1944. Ce n’est qu’à partir de 1978 que l’Espagne a inscrit dans sa constitution que les femmes avaient les mêmes droits que les hommes. Même si beaucoup de progrès ont été réalisés dans de nombreux pays, beaucoup de femmes n’ont pas encore accès aux mêmes droits que les hommes et le machisme reste très présent (c’est le fait que les hommes dominent les femmes). C’est aussi le cas avec les droits et la protection des enfants. Tous les enfants ont les mêmes droits bien qu’ils ne soient pas toujours respectés.
Cette intervention nous a permis de comprendre que malgré nos différences, nous sommes tous égaux et que personne n’est meilleur que quelqu’un d’autre en fonction de ses goûts, ses choix, son origine ou son apparence. Si nous voyons quelqu’un en difficulté, il est important de l’aider.
Emilia et Erik (CE1E) et Fériel et Mariona (CM2J)

Mercredi 18 mars
Amnesty International
Aujourd hui nous avons eu l intervention de l’ONG Amnesty International qui est venue nous parler des droits humain et surtout du droit à l’éducation avec l’article 26 qui dit que tout le monde a le droit d’aller à l’école et que l’éducation doit aider les enfants à apprendre, à comprendre le monde et à respecter les autres.
On a compris que grâce à l’école on peut apprendre des choses, savoir lire, écrire et compter, avoir un métier, défendre ses droits et essayer de rendre le monde meilleur.
On a appris que dans certains pays, tous les enfants n’ont pas cette chance. Certains doivent travailler pour aider leur famille ou sont obligés de participer à des guerres, ce qui nous a beaucoup marqués. D’autres sont victimes de discriminations : par exemple, certains enfants gitans ne peuvent pas aller à la même école que les autres ou sont mis à l’écart. Dans des pays contrôlés par les Talibans, les filles de plus de 12 ans n’ont parfois plus le droit d’aller à l’école, uniquement parce qu’elles sont des filles. Nous avons trouvé cela très injuste et difficile à comprendre.
Ensuite, nous avons fait une activité avec des fleurs en papier. Chaque élève en a reçu une, et selon ce qui était écrit au dos, « école » ou « sans école », nous n’avions pas les mêmes droits. Ceux qui avaient « école » pouvaient colorier leur fleur et la coller au tableau, tandis que les autres devaient rester au fond de la classe sans rien faire. Cette activité était une métaphore pour nous faire ressentir les inégalités. Les élèves au fond se sentaient exclus, frustrés et s’ennuyaient, pendant que les autres participaient et s’amusaient. Cela nous a permis de mieux comprendre ce que peuvent ressentir les enfants privés d’éducation.
Nous avons compris que, normalement, tous les êtres humains sont libres et égaux en droits, mais que ce n’est pas respecté partout dans le monde.
À la fin, on a écrit chacun un mot de soutien sur une carte postale pour des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. On a bien aimé cette intervention, même si certaines choses nous ont un peu choqués, car elle nous a permis d’apprendre de nouvelles choses et de réfléchir à l’importance des droits pour tous.

Mardi 17 mars
Exposition femmes scientifiques
Aujourd’hui nous sommes allés voir l’exposition des femmes scientifiques. Une frise chronologique retraçait les grandes découvertes et avancées faites par des femmes. Marie Curie, Hedy Lamarr, Stephanie Kwolek, ou encore Katherine Johnson ont grandement contribué aux progrès de la science. Nous avons découvert beaucoup de noms que nous ne connaissions pas comme Tu Youyou qui est la première femme chinoise à avoir reçu un prix Nobel, Mae Jeminson qui est la première femme afro-américaine à avoir voyager dans une navette spatiale ou encore Rosalind Franklin qui a joué un grand rôle dans la découverte de la structure de l’ADN. Même si nous avions quelques connaissances sur le sujet, nous avons eu plus de détails sur des figures plus connues. C’est le cas de Marie Curie qui a découvert le polonium qui est 400 fois plus radioactif que l’uranium !
Nous avons trouvé cette exposition très intéressante car nous aimons bien les sciences et chacun dans un domaine différent : astronomie, chimie, mathématique et biologie.
Il est important de mettre en avant les femmes dans ces domaines car leurs découvertes sont tout aussi importantes que celles des hommes et elles ont pu faire avancer la science !
Leonor et Jaime (CE1E) et Ali, Sandro et Tania (CM2J)

Lundi 16 mars
Sonrisas sin cáncer
Ce matin, nous avons assisté à la présentation de l’association Sonrisas sin cáncer.
Tout d’abord, on nous a expliqué ce qu’était un cancer. C’est une maladie non-contagieuse qui peut faire peur car elle fatigue beaucoup et elle nous fait perdre nos cheveux. Heureusement certains traitements existent même si tous les cancers ne se soignent pas. En revanche, des remèdes sont là pour soulager la douleur !
Pour comprendre comment fonctionne cette maladie, on a comparé les cellules de notre corps à des Legos et des Minions. Les cellules, c’est ce qui constitue les tissus de notre corps qui eux-mêmes constituent nos organes. Parfois il arrive que la copie de notre ADN (notre code génétique) présente un défaut. Cette copie défectueuse entraîne la création d’une protéine incorrecte. Cette protéine est censée dire aux cellules quand elles doivent mourir. Cependant, lorsqu’elle est défectueuse, elle n’arrive pas à faire mourir les cellules cancéreuses (les mauvaises cellules) et ces dernières se multiplient : c’est ce qui crée un cancer.
Dans certains cas, ces cellules peuvent se propager dans le sang et attaquer d’autres organes.
Au total, il existe plus de 200 types de cancer différents chez les adultes et un chez les enfants.
Chloé et Miguel (CE1E) et Léa, Clément et Fernando (CM2J)

Vendredi 13 mars
Intervention de Javier Sanz Pastrana – ceinture noire et professeur de judo (HandiJudo)
Aujourd’hui, nous avons eu l’intervention de Javier qui est venu nous parler du port et du handicap.
Il nous a d’abord parlé de ce qu’est une situation de handicap. C’est quand une personne a une difficulté physique ou psychique qui ne disparaît pas avec le temps. Elle peut être présente depuis la naissance ou apparaître à la suite d’un accident. Nous avons appris qu’environ 15% des personnes dans le monde vivent avec un handicap. En revanche, certaines différences comme la couleur des yeux ou des cheveux ne sont pas des handicaps, car elles n’empêchent pas de vivre normalement.
Javier nous a expliqué que dans le sport, il existe souvent des adaptations pour permettre aux personnes en situation de handicap de participer. Par exemple, les règles peuvent être modifiées ou les sportifs peuvent utiliser des équipements spécifiques ou des prothèses. Il nous a aussi parlé des jeux paralympiques, où des athlètes en situation de handicap participent à des compétitions sportives.
Ensuite nous avons fait une activité de judo avec toute la classe. Nous étions en binôme et le but était d’essayer de faire tomber l’autre au sol. Nous avons d’abord utilisé toutes les parties de notre corps, puis nous avons fait l’exercice sans utiliser nos bras. Cela nous a permis de nous rendre compte que certaines situations peuvent être plus difficiles et qu’il faut parfois s’adapter et trouver de nouvelles façons de faire.
Cette intervention nous a plu et nous a permis de comprendre le handicap dans le sport et de réfléchir aux efforts que certaines personnes doivent faire pour pratiquer une activité sportive.
Emma et Nicolas (CE1E) et Carla, Jaime et Clément (CM2J)

Mercredi 11 mars
Intervention de Morgane
Ce matin, nous avons rencontré Morgane, qui travaille à la cantine du LFM. Elle est venue nous parler de son handicap musculaire à la jambe et au pied droit qu’elle a depuis sa naissance. Elle boîte et elle est très sensible à l’équilibre. Elle nous a expliqué que les médecins ont dû la faire naître plus tôt, à 7 mois, parce qu’elle ne s’alimentait plus dans le ventre de sa maman.
Elle nous a expliqué comment son handicap peut compliquer certaines choses dans son quotidien et elle nous a parlé de l’importance des aménagements dans les espaces publics, comme les rampes pour les escaliers, les ascenseurs dans certaines stations de métro ou encore les passages piétons sonores.
Nous avons compris que nous sommes tous différents et que certaines personnes ont besoin d’aménagements pour être plus autonomes.
Elle nous a aussi expliqué que des choses qui nous paraissent simples, comme ramasser un couvert au sol à la cantine, peuvent lui demander beaucoup d’efforts. Nous ne nous rendions pas compte de toutes ces difficultés avant et cela nous a fait réfléchir et nous a permis de mieux comprendre le handicap et de nous rendre compte que certaines personnes doivent faire plus d’efforts dans la vie de tous les jours.
Blanca, Alfredo et Victor (CE1E) et Carolina et Jan (CM2J)

Mardi 10 mars
Association El Olivar
Nous avons assisté à la présentation de l’association El Olivar. Quatre intervenants nous ont parlé de la discrimination invisible. C’est le fait d’exclure des individus sans raison particulière et de manière totalement injuste (couleur de peau, origine, physique, handicap…).
Pour illustrer le sujet, on nous a distribué des papiers de couleurs pour créer des groupes. Certains avaient des assiettes, des verres, des serviettes et plusieurs cookies tandis que d’autres avaient seulement un cookie ou une serviette. Nous avons trouvé la situation injuste et nous nous sommes sentis mal et triste pour ceux qui avaient moins que les autres. Les intervenants ont alors redistribué les cookies de manière équitable et la situation était donc plus juste.
Lara, Diego et Gaël (CE1E) et Helena et Mateo (CM2J)

Lundi 9 mars
Intervention FeSorCam
Aujourd’hui, dans le cadre des Semaines des égalités, nous avons rencontré un monsieur sourd qui était accompagné d’une interprète qui traduisait ses signes en paroles pour que nous puissions le comprendre.
Nous avons appris comment les personnes sourdes vivent au quotidien. Par exemple, pour se réveiller le matin, elles utilisent une alarme spéciale avec de la lumière ou alors peuvent placer un vibreur sous leur oreiller. Quand quelqu’un sonne à la porte, une lumière s’allume pour les prévenir.
Le monsieur nous a aussi expliqué comment en tant que parent sourd on peut savoir quand son bébé a faim, pleure ou a besoin de quelque chose. Par exemple, ils regardent les gestes et le comportement du bébé pour comprendre ce qu’il veut.
Ensuite, nous avons regardé un dessin animé qui s’appelle El sueño de Pedro. La vidéo raconte l’histoire de Pedro, un enfant sourd qui arrive dans une école d’intégration. Au début, il ne comprend pas ce qui se passe en classe, car la maîtresse parle mais il ne peut pas entendre ni comprendre ses paroles. Pedro se sent alors perdu.
Puis, Pedro fait un rêve où il imagine une école sans barrières de communication et où les autres enfants vivent ce qu’il vit tous les jours : ils utilisent la langue des signes, il y a des sous-titres à la télévision, tout le monde peut se comprendre.
À la fin, Pedro comprend mieux ce que signifie l’intégration : trouver des solutions pour que tout le monde puisse apprendre et vivre ensemble.
Jeanne, Rodrigo (CE1E) et Meryam, Noa et Ignacio U (CM2J)



