- Scientifique
À la découverte du noyau atomique avec la chercheuse Marine Vandebrouck

Le mardi 3 mars, notre établissement a eu la chance d’accueillir Marine Vandebrouck, chercheuse en physique nucléaire expérimentale. Les élèves de seconde ont ainsi pu connaître l’expérience personnelle de Mme Vandebrouck et avoir des explications sur les bases de la physique nucléaire, éclairées par son projet de conception d’un détecteur innovant, SEASON.

Au début de son intervention, Mme Vandebrouck a raconté son parcours académique et les différentes étapes de ses études. Elle obtient en 2003 son baccalauréat scientifique, poursuit en CPGE pour intégrer ensuite l’École Normale Supérieure. Elle réalise sa thèse de Doctorat à l’Université Paris-Saclay. Depuis 2016, elle travaille à l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’univers (IRFU) à Saclay, où elle étudie la structure des noyaux atomiques grâce à des expériences réalisées dans des accélérateurs de particules. Son expérience n’est pas seulement fascinante à cause de la difficulté des études qu’elle a réalisées ou de la passion qu’elle a éprouvée pour son métier, mais parce qu’elle a montré aux élèves qu’on a le droit de douter, de changer d’avis, et que finalement on peut réussir à obtenir ce qu’on veut.
Elle a ensuite présenté l’histoire de l’atome, construction intellectuelle de Démocrite en 450 av. J.C, jusqu’aux plus récentes découvertes en passant notamment par la découverte du noyau atomique en 1911. Mme Vandebrouck a expliqué ensuite le fonctionnement des noyaux des éléments plus lourds, pourquoi un noyau est radioactif, et les différents types de radioactivité découverts ou théoriques selon le nombre de protons et de neutrons présents et de l’interaction entre eux.
Cela mène au point final de l’intervention, où elle a montré que les scientifiques ont été capables de faire toutes ces découvertes grâce aux accélérateurs de particules, qui ont permis de détecter ces noyaux atomiques. Un de ses projets, SEASON, est un détecteur utilisé pour étudier des noyaux très lourds grâce à des techniques de spectroscopie et de mesure de leur désintégration. Il s’agit d’une innovation qui va sans doute entraîner de grandes avancées dans le monde de la physique nucléaire.
Cette intervention a été pour les élèves une opportunité d’apprentissage sur le thème de la physique nucléaire, ainsi qu’une expérience qui a pu susciter un nouvel intérêt pour les sciences et une motivation pour ceux qui désirent continuer leurs études dans cette direction.
Irene S, 202



